Un compagnon à quatre pattes

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de Jessica und Raphael Rinnerthaler | Moosbühlen

18.09.2025

Deux fois par jour, nous allons chercher les vaches au pâturage pour les traire à l'étable. Pour nous aider dans ce travail, rien de tel qu'un chien de troupeau bien formé. Notre border collie Maloja, elle, n'en est qu'au début de sa formation.

Des premiers pas…

Au cours de sa première année de vie, notre chienne Maloja a appris à se débrouiller dans la vie quotidienne. Nous l’emmenions non seulement en promenade et en randonnée, mais aussi régulièrement au parc à chiens afin qu’elle soit en contact avec ses congénères. Nous allions souvent faire les courses à pied pour qu’elle se sente en sécurité dans le village et en ville.

Nous lui avons également fait découvrir toutes sortes de moyens de transport tels que le téléphérique, le bus, le train et, bien sûr, la voiture. Nous l’avons entraînée à toutes les situations: que ce soit rester seule à la maison ou aller au restaurant. Maloja a aussi appris à être tenue en laisse et à obéir aux ordres de base comme « au pied » ou « pas bouger ».

Nous tenions à ce que notre chienne se familiarise avec toutes sortes d’animaux – tels que les bovins (vaches, génisses, veaux), les chèvres et les poules – pour qu’elle n’ait pas peur de travailler avec eux à la ferme ou à l’alpage.

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… au dressage

Une première année comme celle-ci passe très vite. L’été passé, Maloja était encore un bébé et elle restait toujours aux côtés de notre mâle Rocky. Mais cette année, elle a passé l’été à l’alpage seule avec nous. Au début, elle a dû trouver ses repères. Tout était nouveau pour elle: l’endroit, les gens, les animaux, les odeurs, les bruits… Même le quotidien, car notre vie en plaine est bien différente. Cela fait beaucoup pour une si jeune chienne!

Chaque jour, Maloja gagnait en assurance. La première fois qu’elle est venue avec nous chercher les vaches, elle était toute folle. D’abord, elle était juste là avec nous, mais avec le temps, on lui a donné de petites missions à réaliser. Par moment, elle s’est retrouvée directement dans le grand bain, car il n’existe pas forcément d’exercice adapté. Il faut commencer par des tâches faciles et ne pas perdre le chien de vue, mais selon le type de terrain et le comportement du troupeau, cela n’est pas toujours possible. Je dois évaluer au cas par cas si elle est déjà capable de gérer une situation. En tout cas, l’ordre le plus important est « stop ». Si elle n’a pas compris quelque chose (ou si je ne me suis pas exprimée clairement), je dois pouvoir l’arrêter tout de suite.

L’importance du repos

J’emmène aussi Maloja quand je vais voir comment vont les génisses, les veaux et les vaches taries. Elle apprend à rester couchée en dehors du troupeau et à attendre que j’aie compté et contrôlé les animaux.

Avec toutes ces activités, le repos doit faire partie intégrante de son quotidien. Elle passe ainsi régulièrement du temps tranquille dans sa niche ou dans notre chambre pour se détendre.

Il faudra attendre encore un peu avant que Maloja ne puisse réaliser des missions plus complexes, comme aller chercher les vaches un peu plus loin. Après la saison d’alpage, nous commencerons par faire une pause. Puis, fin octobre, nous assisterons pour la deuxième fois à une formation pour chien de troupeau. Le but est de rencontrer d’autres tandems, d’apprendre les uns des autres et de recevoir des conseils pour la suite. Cet hiver, nous voulons continuer l’entraînement pour que Maloja sache faire plus de choses l’été prochain.

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