A chaque fois que je monte dans l’alpage du Pré-de-Bière chez Elisabeth et Philippe, j’aime déguster leur sérac. Un produit frais, bien connu par les gens qui affectionnent passer régulièrement dans les alpages du Jura vaudois.

Souvenirs d’enfance

Je me souviens, jeune, nous allions régulièrement avec mes parents, le dimanche se balader dans le Jura, et notre grand plaisir était de ramener du sérac à la maison. A l’époque mal connu par les gens de la ville, ma mère me disait que c’était le fromage des pauvres ! Impécunieux ou noble, ça nous étaient égales. Nous adorions ça avec mes sœurs !

Gorgé de protéines, sain et maigre c’est un sous-produit de la fabrication du Gruyère d’alpage AOP.

La fabrication du sérac

Pour la fabrication : Le petit lait est chauffé entre 92 et 93C°, le petit lait étant un résidu qui reste après la fabrication du Gruyère.

Philippe rajoute un ferment qui va provoquer une coagulation et après être bien égoutté, moulé, il reposera 24 heures et bien sûr, déguster comme il se doit !

L’utilisation du sérac

Le plein pour la santé, il est particulièrement apprécié par les végétariens mais aussi pour la réalisation de nouvelles recettes volontiers apprêtées par de grands cuisiniers reconnus.

De la tarte aux ravioles ou simplement dans une salade, le sérac peut-être cuisiné de multi façon. J’aime prend mon plein d’idées sur le site : https://www.swissmilk.ch

La fin de la saison arrive, temps de préparer le départ et d’attendre jusqu’à l’année prochaine, vos prochains séracs.

Bien à vous
Suzanne